L’aboutissement du forage du lac Vostok

Position du lac Vostok

Un évènement majeur, et très attendu a eu lieu en Antarctique le 5 février dernier. Le lac Vostok emprisonné sous la glace depuis plusieurs millions d’années a été atteint par un forage russe.

Ce lac a été détecté dans les années 1970 au moyen de radars aéroportés. C’est une étendue d’eau subglaciaire de 250 km de long et 50 km de large (sa superficie est celle de la Corse). Le lac Vostok serait isolé du monde extérieur sous 3 768 mètres de glace. L’écosystème de ce lac est donc particulier, il est en effet privé de lumière depuis plusieurs millions d’années et est très pauvre en matières organiques. Il constitue un en environnement dit extrême et pourrait abriter des formes de vie inconnues à ce jour.

Les activités de forage concernant le lac Vostok ont été interrompues à plusieurs reprises parce que la communauté scientifique estimait qu’il était impossible de percer le lac sans causer une catastrophe écologique (la contamination du lac par des micro-organismes extérieurs entraînant sa destruction). Des techniques moins polluantes ont donc été développées : notamment le remplacement du kérogène utilisé dans le fluide de forage (ou boue de forage) par un composé siliconé. Les travaux ont fini par aboutir ce 5 février 2012, selon une source scientifique : l’agence russe Ria Novosti.

La découverte d’organismes vivants au sein de cet écosystème unique, sans contact avec l’évolution qui s’est poursuivie en parallèle sur la Terre depuis son isolement, fournirait l’occasion rêvée aux biologistes de mieux comprendre les mécanismes évolutifs de la vie. De plus certains scientifiques s’avancent à comparer les observations qu’ils pourraient faire avec  la découverte de la vie sur une autre planète

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Des sangliers morts, une attaque des algues vertes?

Des analyses complémentaires d’animaux morts dans le lit du Gouessant (Côtes d’Armor), à l’embouchure duquel les cadavres de plusieurs sangliers avaient été retrouvés fin juillet, tendent à renforcer les soupçons envers les algues vertes. Les expertises ont révélé la présence de sulfure d’hydrogène (H2S), que dégagent les algues vertes en décomposition, chez un ragondin. Ni cyanobactéries, ni poisons, les autres hypothèses envisagées pour expliquer la mort de nombreux animaux retrouvés sur une plage, n’ont été décelés, a affirmé samedi soir la préfecture.

Comme chez cinq des six sangliers précédemment analysés, les résultats ont révélé la présence du gaz toxique émis par la décomposition des algues dans les poumons du ragondin, à hauteur de 2,45 mg/kg. En outre, « les recherches sur la présence éventuelle d’anatoxines de type A produites par des cyanobactéries dans le lit du Gouessant (analyses réalisées par le laboratoire de l’école de santé de Rennes) sont négatives », ce qui écarte à ce stade une autre piste pour expliquer les décès massifs d’animaux.

Enfin, les analyses du bol alimentaire de sept sangliers « ne permettent pas de mettre en évidence » la présence d’« anticoagulants », d’« insecticides organophosphorés », de « carbamates » et de « chloralose »« sauf pour une laie », ce dernier résultat ayant déjà été communiqué, précise la préfecture. « Une nouvelle recherche toxicologique portant sur d’autres types de molécules toxiques va être demandée au laboratoire de l’école vétérinaire de Lyon, afin d’être certain d’avoir exploré toutes les pistes possibles », indique la même source.

Trente-six sangliers et un ragondin ont été trouvés morts le mois dernier dans le lit du Gouessant et la présence du H2S, un gaz mortel, a été découverte chez six des sept sangliers précédemment analysés, confortant chez des écologistes et des scientifiques l’hypothèse d’un empoisonnement dû aux algues. Les années précédentes, les gaz de décomposition ont déjà été soupçonnés d’avoir causé d’êtres humains et d’animaux. Proliférant sur certaines côtes bretonnes avec l’apport nutritionnel des engrais azotés, les algues vertes sont, estiment les associations écologistes, le symptôme d’un développement mal contrôlé de l’agriculture industrielle.

Le Monde.fr Planète – 06/08/11

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Milan Kundera

« Et il n’est rien de plus beau que l’instant qui précède le voyage, l’instant où l’horizon de demain vient nous rendre visite et nous dire ses promesses. »

Milan Kundera

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Sénèque

« A quoi sert de voyager si tu t’emmènes avec toi? C’est d’âme qu’il faut changer, non de climat. »

Sénèque

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60 000 g? Pas de problèmes!

 

Le pic-vert (Picus viridis)

Le pic-vert est un étonnant oiseau capable de frapper un tronc d’arbre 22 à 28 fois par seconde, subissant à chaque coup une décélération de 1200 g (le g est une unité d’accélération conventionnelle et non rigoureuse, mais très utilisée, valant environ l’accélération à la surface de la Terre soit 9,81 m.s-2). Et cela sans subir de dommage cérébral ni même perdre conscience. Par comparaison, un être humain ne survivrait sans doute pas à une décélération supérieure à 50 g.

Les raisons de cette étonnante résistance sont longtemps restées incomprises. Sang-Hee Yoon et Sungmin Park, chercheurs à l’université de Berkeley en Californie, ont étudié l’anatomie du crâne de l’oiseau et s’en sont inspirés pour créer un dispositif destiné à absorber les chocs les plus violents. Le secret de la résistance du pic-vert réside dans la conception de son crâne. Le bec, résistant, est légèrement élastique. L’os hyoïde (os lingual), sur-dimensionné, entoure le crâne et agit comme un ressort en absorbant les vibrations. L’os spongieux situé au sommet du bec diffuse l’onde de choc avant qu’elle n’atteigne le cerveau; tandis que le liquide céphalorachidien agit comme la dernière barrière protectrice.

Pour tester l’efficacité de cette architecture, les chercheurs ont conçus un petit cylindre de métal (le bec de l’oiseau) dont la paroi creuse a été remplie d’un gel élastique (l’os hyoïde). Un circuit imprimé miniature simulant le cerveau a été placé au centre du cylindre et recouvert de minuscules billes de verre (l’os spongieux). Le cylindre a ensuite été projeté contre un lingot d’aluminium grâce à un mécanisme à air comprimé subissant à l’impact une décélération de 60 000 g. La protection a parfaitement fonctionné puisque le circuit imprimé n’a subi aucun dommage. Sans protection particulière, un circuit électronique ne supporte pas une décélération supérieure à 1000 g.

Les applications de cette découverte sont nombreuses: protection des boîtes noires des avions, des habitacles de certains véhicules, des casques de moto ou de chantier, et bien sûr de tous les appareils électroniques sensibles.

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La CMA CGM se met au vert

 

L'armateur a réduit de 26% son empreinte écologique.

L’empreinte carbone fait son entrée dans le monde feutré des grands armateurs. Aujourd’hui, le 1er avril, le français CMA CGM a annoncé la mise à disposition de ses clients d’une solution logicielle permettant de calculer, sur la base des données réelles, le contenu carbone du trajet d’un conteneur. Seront pris en compte le lieu de départ, celui de l’arrivée, le volume du fret, la consommation et la vitesse du navire.

« Nous souhaitons que cet écocalculateur devienne un outil d’aide à la décision permettant à nos clients de déterminer le mode de transport écologique optimal », a expliqué Philippe Borel, directeur environnement du groupe.

Cet outil sera le premier a bénéficier d’un contrôle strict du bureau Véritas. Son lancement intervient alors que le troisième groupe mondial de transport maritime en conteneurs, qui gère un peu plus de 400 navires, a annoncé avoir réduit de 26% sa propre empreinte écologique en ramenant ses émissions de CO2 par conteneur de 112 à 87 grammes par kilomètre. Parmi les mesures les plus spectaculaires prises pour y parvenir figurent l’allongement d’un quart du temps de transport de sa flotte, l’équipement de moteurs à injection électronique et l’utilisation de carburants de concentration très faible en soufre.

 

 

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Disparition du Cougar


Cougars

Le puma de l’est américain a été déclaré officiellement éteint aux Etats-Unis mercredi dernier. Il était également appelé cougar, cet animal était sur la liste des espèces menacées depuis 1973 mais selon le scientifique Mark McColough, des services américains de la pêche et de la faune (US Fish and Wildlife Service), sa disparition daterait des années 1930. Ces servcies ont passé en revue toutes les informations disponibles et ont conclu mercredi à la disparition du puma.
Certains américains ont toutefois affirmé avoir vu des cougars, cependant ces animaux sauvages observés appartenaient à d’autres sous-espèces , souvent sud-américaines, qui étaient en captivité et qui se seraient échappées ou qui auraient été relâchées dans la nature.

Panthère de Floride

La décision officielle de déclarer le puma de l’est américain éteint n’affecte pas le statut de la panthère de Floride, une autre sous-espèce de félins figurant sur la liste des animaux menacés. Alors que cette panthère avait autrefois un habitat qui s’étendait à l’ensemble du Sud-Est, elle occupe désormais moins de 5% de son territoire historique. Sa population ne compte plus que 120 à 160 animaux dans le Sud-Ouest de la Floride, selon les services américains de la pêche et de la faune.

 

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